Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 18:25

   Voilà huit mois que je suis en Roumanie et je n'avais toujours pas eu l'occasion de poser le pied dans la mythique Transylvanie. C'est la plus grande région du pays, la plus connue et une des plus jolies. Pour l'étranger, c'est essentiellement une terre sombre et mystérieuse; pays de légendes sanguinaires et du redouté Dracula. Celui-ci étant d'invention britannique, pour le roumain, la Transylvanie est surtout une région prospère et cosmopolite dont la campagne est bucolique et les villes somptueuses.
    Plusieurs ethnies cohabitent en Transylvanie. Outre les roumains et les roms, la région est peuplée de maghyars (hongrois) qui ont été maîtres de celle-ci pendant près d'un millénaire (mais qui ont toujours constituer une minorité face aux roumains) et de saxons (allemands) ayant immigré au Moyen-Âge et fondé les cités les plus prestigieuses.
   J'ai eu l'occasion donc de visiter la Transylvanie. Mes parents, un de mes frères et ma soeur sont venus me visiter en Roumanie pendant dix jours et nous en avons passé la moitié dans cette région. Je suis allé les chercher à l'aéroport Bucuresti-Otopeni, petite visite de la capitale, nuit à l'auberge de jeunesse et nous partons, en voiture, vers le Nord; la Transylvanie.
   Nous voilà dans la vallée de la Prahova, nous approchons de Sinaia, la station de sports d'hiver la plus renommée de Roumanie, une ville très laide, mais qui possède en son sein, un peu caché sur le flanc de la montagne couverte de sapins: le château de Peles, sans aucun doute un des endroits les plus enchanteurs du pays.

   Le château de Peles a été construit par le premier roi de Roumanie (qui en a connu quatre) à la fin du XIXe siècle. Le château, résidence d'été, a donc très volontairement cette apparence de château de contes de fées. Si le cadre et l'extérieur sont superbes, l'intérieur est d'un goût plus discutable. Les salles du château, qui ont toutes un thème particulier (bibliothèque allemande, salle du trône italienne, salle de réception maure, fumoir turc, salon français...) ont en commun une certaine sur-dose de kitsch version fin XIXe. Le château et le cadre montagneux et forestier qui l'ensèrre n'en restent pas moins exceptionnels.

   Ci-dessous, un château, dont j'ai oublié le nom, qui se trouve dans le voisinage imédiat de celui de Peles.

    Peu après, nous visitons un autre château, un des nombreux châteaux de Dracula que comporte la région! Le château de Bran est tout à l'inverse du château de Peles, exceptionnel à l'intérieur et "banal" à l'extérieur (enfin, ça reste un château, c'est impressionant en soit). Le château, dont je ne me rappelle plus l'histoire, est articulé autour d'une cour intérieure resserrée et pleine de charme et l'architecture du bâtiment lui-même semble complètement anarchique et ne répondre à aucune règle. Le résultat est on ne peut guère plus charmant.


   Nous repartons sur la route; direction Brasov. Une des sept cités saxones de Transylvanie, et qui dispute à Sibiu le rôle de plus belle ville de Roumanie.

   Nous voilà arrivés à:


    Ci-dessus la place centrale de cette ville saxonne. Il n'y a ici aucun monument gigantesque, mais l'ambiance des rues du centre ville et les couleurs des maisons rendent la ville très agréable. Tout du moins pour le centre; les périphéries sont comme partout ailleurs des blocs d'immeubles gris et communistes.
   Nous revoilà sur la route, direction Sibiu, à quelques dizaines de kilomètres. Le voyage durera de longues heures, la route étant dans un état absolument chaotique. Sur quelques dizaines de kilomètres, nous avons croisé un bonne vingtaine d'équipes de vingt ouvriers des routes nationales. Mais, à chaque fois, ils nous offraient une vision très typique de la Roumanie: les ouvriers allongés dans l'herbe à faire la sieste (à toute heure) ou un groupe de dix hommes agglutinés autour d'un autre, seul, qui creuse un trou dans le sol, les autres l'encourageant ou lui donnant des conseils. La productivité des travailleurs en Roumanie est bien souvent difficile à croire.
   Cela dit, la route reste agréable et les paysages reposants.

SIBIU:



   Tout comme Brasov, Sibiu est une ancienne place commerciale saxonne. La ville, qui fut très prospère au Moyen-Âge, n'est semblable à aucune autre en Roumanie car elle a bénéficié d'importantes restaurations il y a quelques années. Elle fut capitale européenne de la culture en 2007. La ville est superbe certes, mais presque trop parfaite. En subissant tous ces travaux de restauration, elle a acquis le charme d'une ville européenne occidentale en perdant le charme des villes roumaines. Et moi, finalement, les bâtiments un peu délabrés, je les aime beaucoup. Heureusement, on en trouve encore beaucoup à Sibiu dès que l'on sort du centre. Les façades dorées et clinquantes sont sublimes, mais celles aux couleurs plus défraichies sont pleines de charme et on prend largement autant de plaisir à les parcourir.


  Mon voyage en Transylvanie et avec mes parents n'est pas fini, mais je n'ai plus le temps d'écrire, la suite dans quelques jours donc.

Par Pierre Macé
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 17:47


   A Sofia, nous retrouvons notre amie Nikolinka, une bulgare connue en Erasmus en Roumanie. Une fille géniale, étudiante en histoire-géographie et qui connaît tous les détails sur l'histoire de la ville, et sur sa vie nocturne! Sofia est une jolie ville, il est agréable de s'y promener, mais elle est assez classique cependant et ne regorge pas vraiment de monuments. Il y a bien la cathédrale (ci-dessus), le théâtre national (excusez le flou de la photo) ou la jolie église orthodoxe russe (en bas) mais c'est un peu tout.



   Sofia est mignonne et ses habitants agréables (détail sympa: ils parlent tous anglais, y compris, apparemment, les personnes agées, voire très agées, ce qui est plutôt étonnant) mais la ville ne mériterait guère un long détour si elle n'était pas dotée d'une petite surprise: le Mont Vitosha, une énorme montagne surplombant l'agglomération. Un bus nous transporte jusqu'au pied de la montagne, dont on atteint le sommet en trente minutes de télé-cabine. Ce furent mes premiers pas dans la neige montagnarde, dans une station de ski. Ca donne envie, je ne me doutais pas qu'il y régnait une si bonne ambiance. Mais lorsqu'on ne dispose que de quelques heures avant de reprendre le train, on n'a guère le temps que de se promener un peu dans la nature blanche, de sentir l'air frais de la montagne et d'admirer le panorama sur la ville.


Un petit cinquième de la ville, que l'on peut voir entièrement, mais pas en photo, vu de la télé-cabine.

   Nous ne sommes restés que deux jours dans cette ville, juste le temps d'apprécier et de se donner envie de visiter le reste de la Bulgarie, qui comme la Roumanie, est un pays regorgant de trésors méconnus. Nous voilà à nouveau dans le train, un train russe; le Sofia-Moscou. Le wagon n'est pas très confortable mais a les apparences du luxe, rideaux en fils dorés dans les cabines et les couloirs, jolis tapis, grosses couvertures, et contrôleur en uniforme impressionant. Une petite sensation d'Orient Express pour finir une inoubliable tournée en Turquie et en Bulgarie.

   Prochaine étape (après plusieurs semaines d'études et de sorties à Iasi; le tour de la Roumanie avec ma petite famille!)

Un détail amusant de Sofia; les petites tours de contrôle des monsieurs qui gèrent le trafic aux carrefours en dirigeant les feux de circulation.







Par Pierre Macé
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 16:45
     Quand on va à Istanbul, un lieu spécifique attire irrésistiblement, bien qu'il n'y ait rien de particulier à y voir: l'Asie. Ou disons plus humblement, la partie asiatique d'Istanbul, de l'autre côté du Bosphore.
    Il n'y a vraiment rien de particulier à voir dans ces quartiers, mais on y va néanmoins, pour l'idée, pour se dire "j'ai mis un pas en Asie". Alors on prend le ferry. Solution de facilité, on prend le ferry, véritable métro urbain pour être de l'autre côté du détroit en vingt petites minutes. Touriste, on a le temps; c'est donc parti pour une petite croisière sur le Danube avec pause déjeuner sur le continent du quartier d'à côté. La croisière est longue, on a le temps de s'enfiler plusieurs thés turcs au bar du navire.
Le
(petite coupelle et mini-verre que l'on retrouve tout à fait identiques dans chaque recoin de la ville. Ici, c'est tout le temps l'heure du thé.)

Bosphore s'étend sur des kilomètres et tout le long de ses rives: la ville, immense, qui n'en finit pas. Elle s'étale jusqu'au sommet des collines. Lorsque vraiment il n'y a plus de places sur les rives, on va planter quelques maisons sur pilotis sur le détroit lui-même. Il n'y a guère d'espace perdu.




    A
près quelques heures, nous voilà arrivés en Asie. Notre ferry qui a marqué l'arrêt dans le port de tous les quartiers européens de la ville, du centre vers le nord, traverse le détroit et nous descend dans la plus lointaine banlieue de la ville, dans un quartier asiatique isolé, aux portes de la Mer noire.

Ci-dessus le port de notre petite banlieue asiatique, ci-dessous le village vu de la colline.

Ici, au fond,la fin du Bosphore, l'entrée sur la Mer noire, mes amis, moi et mes salauds de cheveux!


    Après cinq jours à Istanbul, il était temps pour nous de repartir. Direction Iasi, via Sofia! Vingt heures de train bulgare pour relierla mégalopole turque à la métropole bulgare.

Par Pierre Macé
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 17:30
Le Grand Bazar est le plus connu des marchés d'Istanbul. Et le plus grand, c'est un immense marché couvert où on trouve de tout, surtout de ce dont le touriste n'a pas besoin mais qu'il va acheter. Après la négociation obligée avec le vendeur!







On y vend vraiment de tout!

Et voici le marché aux épices!



Enfin, le meilleur marchand de tapis d'Istanbul!


Prochains articles à suivre dans plusieurs jours sans doute... Busy boy! :)
Par Pierre Macé
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 16:00


l'entrée de l'Université d'Istanbul

      Avec beaucoup de retard encore une fois, je poste un article sur mes aventures. Je manque de temps pour le blog ; j'ai pas mal de travail et il fait très très beau donc je dois tout le temps aller boire des coups en ville...
     Notre auberge à Istanbul étant dans Sultanahmet, le plus vieux quartier d'Istanbul, mes amis et moi avons eu, pendant les 5-6 jours de notre séjour, l'occasion quotidienne de nous promener aux pieds de la mosquée bleue et de l'Haggia Sophia.


   Voici la mosquée qui se trouve juste en face de l'Université d'Istanbul, sur une grande place peuplée de pigeons et de vendeurs de marrons.


L'entrée de la Mosquée bleue:


La mosquée bleue vue du jardin se trouvant entre elle et la basilique Sainte-Sophie (Haggia Sophia)


Vue du même endroit, la majestueuse Haggia Sophia.


Voici maintenant la Mosquée bleue vue de l'Haggia Sophia! Il pleut, mais la vue reste pas mal.


   Il y  a à Istanbul des mosquées partout alors quand il est l'heure; on entend le muezzin chanter de partout! C'est peut être pénible à la longue, mais pour un touriste occidental, c'est super sympa! D'ailleurs, il y a beaucoup de choses très agréables à Istanbul quand on y passe que quelques jours. Les gens surtout, sont très aimables, notamment les vendeurs et les serveurs... Qui, si ils sont un peu trop accrocheurs parfois (tout le temps!), n'en sont pas moins très agréables avec les touristes.

      Le palais Topkapi est le plus grand palais de la ville, le palais du sultan Suliman le magnifique. Il est immense, incroyablement beau, et toutes les salles, très jolies, sont des salles de musées dans lesquelles sont entreposés bagues, diadèmes, trônes, vêtements, tentures, vases et autres objets, tous faits d'or ou de fils d'or et garnis de dizaines (ou centaines) d'émeraudes, de diamants et de rubis. Un tel étalage de richesse est impressionant. Le palais Topkapi n'est pas seulement un ensemble magnifique de bâtiments superbes entreposant une collection incroyable d'objets fabriqués en pierres précieuses; il offre aussi une vue grandiose sur la Mer de Marmara, le début du détroit du Bosphore et les deux rives d'Istanbul!



Le détroit du Bosphore et le premier des deux ponts sur le détroit. L'espèce de gros bateau au milieu de la photo est en fait au coeur même de la ville.


Une vue sur la partie européenne de la cité. La tour un peu moyen-âgeuse qui s'élève de la colline est la Tour Galata.

   
       Cette tour sert de point de vue sur la ville. Et voici quelques clichés du panorama qu'elle offre:

Istanbul est vraiment la ville par excellence. Des taxis, des tramways, des métros, des funiculaires, un flot d'autos, des ferries par dizaines, des avions survolant la ville en approche de l'aéroport, deux ou trois hélicoptères dans le ciel. La cité bouge en permanence.


Par Pierre Macé
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